"En mai, fais ce qu'il te plaît", certes mais... en gardant un œil sur l'actualité du droit de l'urbanisme !
1 )Loi de simplification du droit de l'urbanisme : la refonte des procédures d'évolution des documents d'urbanisme, c'est pour ce mois-ci !
À partir du 26 mai, les nouvelles dispositions du code de l'urbanisme relatives aux procédures d’évolution des documents d’urbanisme, issues de la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025 de
simplification du droit de l’urbanisme et du logement (loi Huwart), entrent en vigueur. Le différé de 6 mois prévu par le texte pour leur application arrivera en effet à échéance à cette
date.
Il s'agit d'une refonte totale des procédures d'évolution des documents d'urbanisme. La simplification est manifeste : le nombre de procédures est divisé par deux, accélération du rythme de
celles qui sont maintenues et participation du public totalement revue au cours de celles-ci.
Si l'on s'en tient au seul PLU, trois évolutions remarquables sont à noter :
1. La procédure de révision allégée est supprimée et la révision ne concerne plus que les évolutions des orientations du PADD (et encore pas toutes, par exemple celles provoquées par
des projets ENR relèvent d'une modification !).
2. La procédure de modification devient la procédure de droit commun et la procédure de modification simplifiée est supprimée.
3. Le recours à l'enquête publique ne sera généralement plus imposé. Selon la nature de l’évolution engagée, la procédure repose sur : une mise à disposition du public ou, au choix,
une enquête publique ou une participation du public par voie électronique (PPVE) lorsqu’une évaluation environnementale est requise.
Rappelons que le nouveau régime s’appliquera aux seules procédures engagées à compter du 26 mai 2026. Les procédures en cours à cette date restent soumises aux
dispositions du code de l'urbanisme en vigueur au jour de leur engagement.
2 ) En urbanisme, une simplification en chasse une autre... l'été sera chaud !
Depuis quelques semaines, sont annoncées les nouvelles mesures de simplification. Encore ? me direz-vous... Que voulez-vous, la simplification est l'obsession politique du moment...
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La création d'une Opération d'intérêt local qui constitue une mini Opération d'intérêt national (OIN)
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La fusion du PC et de la DP en une autorisation de construire unique, gros effet "waouh" en vue sur l'ADS !
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De nouvelles mesures de réduction des délais et des recours abusifs (on est habitué !)
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L'instauration d'un certificat de projet (un certificat d'urbanisme opérationnel augmenté).
Ainsi, il prévoit que, lorsque le projet est situé en site classé, la demande d'autorisation d'urbanisme doit indiquer les matériaux utilisés et les modalités d'exécution des travaux.
Et surtout, le décret donne aux préfets la compétence pour délivrer l'autorisation de travaux en site classé sur les demandes de certains travaux forestiers, de permis de construire modificatifs, de certains permis de démolir, de travaux portant sur un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques et de travaux de faible ampleur soumis à déclaration préalable ou dispensés d'autorisation d'urbanisme.
4) Jurisprudence : Régularisation d'un PC valant autorisation d'exploitation commerciale par un PC modificatif
Le Conseil d'Etat estime qu'un permis de construire valant autorisation d’exploitation commerciale délivré en méconnaissance des dispositions relatives à cette autorisation, peut être régularisé par une autorisation modificative constatant que le projet n’est plus soumis à autorisation d’exploitation commerciale. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre l’autorisation initiale (CE, 7 avril 2026, n° 497595, 497601, Société Supermarchés Match et société Damylu).
5 ) Jurisprudence : Régularisation d'un permis de construire (bis) au visa de l'article L. 600-5-1 CDU, c'est possible même sous un nouveau doc d'urba !
Voilà un arrêt d'importance rendu par le Conseil d'Etat en formation de Section. Le Conseil d'Etat estime que pour l’application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, la circonstance que le terrain d’assiette du projet soit devenu, à la date à laquelle le juge statue, inconstructible ne fait pas, par elle-même, obstacle à ce que tout vice entachant le bien-fondé de l’autorisation d’urbanisme puisse être régularisé. (CE, Section, 31 mars 2026, n° 494252, 494260, 494284, Commune de Tourrette-Levens et et alii).
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En vertu de l'article L. 600-5-1, lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme.
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Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme applicables à la date à laquelle le juge statue ne font pas obstacle à une mesure de régularisation n'impliquant pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
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Il incombe donc au juge, pour se livrer à cette appréciation, de ne prendre en compte que les règles d'urbanisme applicables à la date à laquelle il statue, en tant seulement qu'elles sont relatives au vice relevé (...). Figurent au nombre de ces règles les dispositions pertinentes, qui peuvent être celles applicables aux travaux sur des constructions existantes, du règlement du plan local d'urbanisme ou du document d'urbanisme en tenant lieu ou encore celles, le cas échéant, du règlement national d'urbanisme.
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Il en va ainsi même lorsque le terrain d'assiette du projet est devenu, à la date à laquelle le juge statue, inconstructible, du fait d'une modification des règles d'urbanisme. Une telle circonstance ne fait en effet pas, par elle-même, obstacle à ce que tout vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme puisse être régularisé, dès lors du moins qu'à cette date les règles d'urbanisme applicables ne rendent pas sa régularisation impossible.
6 ) Accompagnement à la mutation des lotissements : lancement du programme d'expérimentation ministériel "Bien lotis"
Vous souhaitez participer à un programme d’expérimentation qui accompagne les transformations du pavillonnaire et des quartiers d’habitat individuel ? Vous pensez que votre territoire présente un
potentiel d’évolution dans ces espaces, mais vous ne savez pas bien comment vous faire accompagner ? Vous connaissez quelqu’un qui connaît quelqu’un… qui a besoin de moyens et de partage
d’expérience pour engager une opération urbaine à l’échelle d’un îlot avec des habitants volontaires ?
Le programme national d'expérimentation « Bien Lotis ! » est lancé pour accompagner les élus et habitants dans la mutation de leur tissu pavillonnaire, à l'échelle du quartier. Les
collectivités locales de tous contextes territoriaux (urbain, périurbain, rural) peuvent candidater jusqu'au 30 juin 2026 pour bénéficier d'un accompagnement collectif et individuel,
permettant de structurer leurs projets de mutation de quartiers pavillonnaires, et tester des outils adaptés et reproductibles de transformation !
Vous souhaitez comprendre ce que le programme peut vous apporter ?
👉 Rendez-vous le 19 mai pour un webinaire interactif de présentation. Au programme :
• Présentation de l'expérimentation, des accompagnements et méthodes de travail proposés, et des modalités de candidature
• Temps d'échanges dédiés aux questions
• Gros plan sur les grands principes qui entourent la notion de participation citoyenne, afin d'aider les élus dans leurs candidatures
📆 Mardi 19 mai 2026
🕒 14h – 15h30
Inscription possible au webinaire en cliquant ici.
👉 Pour en savoir plus sur le programme d'expérimentation "Bien Lotis", cliquez là.
7 ) Actu VLG CONSEIL : Un nouvel abonné !
Le cabinet compte un nouveau service instructeur abonné : Le Havre Seine Métropole !
Conclu sur une année, cet abonnement peut être établi pour un volume horaire de 10, 20 ou 30 heures. Il intègre une formation annuelle à l'actualité du droit de l'urbanisme, une aide à la mise en application pratique du droit de sols (réunions, visios, questions par mail) et un accueil privilégié dans des formations thématiques.
Pour plus d'information sur cet abonnement, cliquez ici.

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